Percepción.

by samuelr77

 Percepción. 

Tomo tu mano,

abres los ojos,

una ciudad  poblada de tristezas se deja arrastrar por la luz.

 

A las tres de la mañana te dispones a cantar,

no cantas,

algo canta en tu mirada.

 

El sueño te dice que si,

Tú dices que no.

Hablo lo que me dicta  el sabor de tu cuello.

Un  poema  nos escribe en este momento.

 

Al tocarte, toco el viento,

al tocar el viento te toco a ti.

Mis manos  abren un hueco en tu memoria.

 

La oscuridad aparece.

La música  danza con la noche.

 

Oscuridad, música, noche.

En medio de este huracán de sombras,

tus ojos le hablan al silencio.

 

Las palabras que duermen de día,

esperan a la noche para abrir los ojos.

Yo las encuentro en tu voz.

Las pronuncias despacio,

con tu acento lejano como una promesa,

con tu acento cercano como una promesa.

 

No las reconozco,

ellas me reconocen a mí.

 

El invierno inicia su marcha hacia el sur.

La pequeña lluvia nocturna  de hoy se llama como tú.

Desde hoy  le hablaré a  la lluvia para que vengas.

 

 (Versión en francés)

Perception.  

 

Je te prends la main,

tu ouvres les yeux,

Une ville peuplée de tristesses se laisse emporter par la lumière.

 

A trois heures du matin tu es prête à chanter,

tu ne chantes pas,

Quelque chose chante dans ton regard.

 

Le sommeil te dit de dormir,

Toi tu dis non.

Je dis ce que me dicte la saveur de ta nuque.

Un poème nous écrit dans cet instant meme.

 

Lorsque je te touche, je touche le vent,

Lorsque je touche le vent, je te touche.

Mes mains créent un espace dans ta mémoire.

 

L’obscurité apparaît.

La musique danse avec la nuit.

Obscurité, musique, nuit.

Au coeur de cet ouragan d’ombres,

Tes yeux s’adressent au silence.

 

Les paroles qui dorment le jour attendent la nuit pour ouvrir les yeux.

Je les trouve dans ta voix.

Tu les prononces lentement,

avec ton accent lointain, comme une promesse,

avec ton accent proche, comme une promesse.

 

Je ne les reconnais pas,

ellas me reconocen a mí. Elles me reconnaissent.

 

L’hiver entreprend sa marche vers le sud.

La petite pluie nocturne d’aujourd’hui s’appelle comme toi.

A partir d’aujourd’hui je parlerai à la pluie pour que tu viennes.

 

Advertisements